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BiyiGames

édition de jeux de société indépendante basé à Montréal

Le jeu

Biyi.

Biyi est un jeu de stratégie pour deux joueurs où l’objectif est d’atteindre le nid de l’oiseau dans le camp d’en face. Pour y parvenir, vous devrez traversez la rivière Salouen et vous frayer un chemin dans la défense adverse, en bloquant et en utilisant les pièces de l’adversaire.

Les pièces sont des jetons et des piles de jetons qui se transforment au cours du jeu. La mécanique de Biyi impose aux joueurs de prendre en compte les trois dimensions.

Biyi fut créé par le pédagogue Jérôme Mariaud de Serre et le mathématicien Raphaël-James Lebel en 2019.

Comment Jouer.

"A tour de rôle, chaque joueur doit déplacer d’une case et de façon orthogonale un jeton ou une pile/sous-pile de jetons qu’il possède (l’élément supérieur est de sa couleur), pour progresser sur le plateau. Un jeton seul peut monter, descendre ou glisser sur une case/pile alors qu’une pile/sous-pile ne peut que glisser. Un mouvement peut donc permettre de former de nouvelles piles, tout en emprisonnant des jetons adverses sous une pile. Des règles additionnelles s’appliquent pour les piles d’au moins 3 jetons et la traversée de la rivière au centre du plateau. Le premier joueur qui place un des ses jetons sur le jeton oiseau adverse remporte la partie."

La Légende.

L’empereur des Han qui avait perdu son épouse, retrouve l’impératrice Yang dans la montagne magique, et tous deux se transforment en biyi, deux oiseaux à une aile au vol inséparable.

De son vol puissant, le Biyi assure prospérité dans la vallée du Yunnan.

Les villages de la vallée vivaient en harmonie jusqu’au jour où des compagnies minières et forestières approchaient de plus en plus, exploitant les terres et les forêts de la vallée.

Le Biyi apparut furieux en majesté dans le ciel, mais soudain un drone Feihong le percute.

Les deux oiseaux à une aile séparés par le choc tombèrent chacun dans un village de part et d’autre de la Salween. Les villageois les soignent.

C’est alors que les oiseaux se transforment, apparait soudain l’empereur des Han qui dit au chef du village de Bei : «Nous ne pouvons plus protéger la vallée, le village qui nous réunira de nouveau avec ma douce Yang, ce village seul sera assuré d’avoir de belles récoltes pour les années à venir. Nous y ferons notre nid. Comme des dragons vous progresserez au-delà du fleuve, allant les uns sur les autres, sans vous entretuez et pour le retour...». Au village de Nan, l’impératrice Yang apparait au chef du village continue le discours de l’empereur : «... faites-vous des ailes. Un de vous volera au-dessus de la Salween aux côtés de mon empereur, jusqu’à moi».

Chacun redevient oiseau à une aile et se blottit dans son nid. Les villageois se fabriquent des ailes qu’ils s’attachent dans le dos, certains restent près du nid, d’autres se jettent en avant vers le fleuve, les uns sur les autres.

Yang, en lévitation sur un plateau de jeu, se tourne vers un vieillard : «Toi Shouxing, étoile de la longévité, c’est toi qui dans ce jeu laisse les pièces vivre sur le plateau, pour plutôt se frayer un passage jusqu’au nid, comme dans un labyrinthe mouvant à 91 cases. Alors pour moi, trouve la voie, Shouxing.»

«91 était l’âge de ce jeune Zaho Yan qui devait mourir à 19 ans... je n’ai eu qu’à permuter les chiffres en échange d’un bon vin» dit Shouxing, dieu de la longévité L’empereur des Han lévite également, il se tourne vers l’autre vieillard:

«Toi Luxing, étoile de l’honneur, toi qui fus au service de mon ancêtre, vois comme les pièces du jeu changent d’état. Tout s’y transforme et grandit comme l’enfant que tu portes, les pièces se superposent, s’imbriquent et s’enchevêtrent comme fait la nature. Alors pour moi, va compléter l’incomplet Luxing».

«le vin de Zhao Yan est si bon que la cruche est toujours à moitié pleine» dit Luxing, dieu de l’abondance.

Shouxing, joue avec Luxing, sous un mûrier. Luxing dit : «Biyi!» Il prend le «jeton-oiseau» de Shouxing, qui, une coupe en main, avait l’air un peu éméché, et Luxing le place sur le sien. Le Biyi sort du mûrier et vole au loin

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BiyiGames

Studio.

BiyiGames est un studio indépendant situé à Montréal. Le studio s’appuie sur une équipe de passionnés, qui pilotent des ateliers cognitifs via la compagnie Kit Focus depuis 2011. C’est au sein de ces ateliers qu'ont été créés des dizaines de jeux: des jeux de mémoire, des jeux de lettres, des jeux d’adresse, et bien sûr des jeux abstraits et de stratégie comme Biyi.

Biyigames édite ses jeux qui sont testés et améliorés tous les jourstous les jours, avec l'aide de game designers chevronnés qui les développent et les améliorent.

La mission responsable de BiyiGames est d’offrir des jeux performants et évolutifs, avec un matériel le plus minimaliste possible. C'est là toute la beauté de notre démarche.

Le Club.

Tous les samedis de nombreux joueurs se réunissent au club Biyi de Montréal. La structure peut accueillir une vingtaine de joueurs de tous âges entre 17h et 20h.

Des tournois et des compétitions sont prévues au cours de l’année 2021. Un classement sera disponible prochainement.

Si vous désirez monter et ouvrir un club de Biyi dans votre ville, vous pouvez nous contacter. Nous serons ravis de vous accompagner dans vos démarches.

Le mot de l’auteur.

Jérôme Mariaud de Serre

Biyi est un jeu où le hasard n’a pas sa chance. Et plutôt que les pièces disparaissent du plateau les unes après les autres, se dessine une sorte de labyrinthe mouvant.

Jeu où deux camps se livrent bataille, sans qu’il y ait de prise, de mort et de sortie de plateau, Biyi à la fois ultra-compétitif et une invitation à une forme de concordance et de dialogue. C’est une joute moderne dans un espace légendaire, où chacun se bat contre l’autre, mais avec la volonté en Aïkido, de pour «mettre les coeurs ensemble».

Tout dans le metériel de Biyi rappelle cette concordance: les jetons qui se superposent, les plateaux qui s’aimantent, la transparence des jetons-oiseaux, les ailes des villageois qui ne forment qu’un, la rivière Salouen qui sépare et unit les deux villages, les planches graphiques de Dali Wu qui créent, par superposition et simultanéité des événements une profondeur d’image telle, que notre regard s’extrait du réel.

À nouveau, la concordance s’exprime dans cette recherche d’unir un jeu abstrait à un récit de légende, un pari que BiyiGames tente de relever et de gagner.

Je remercie mon co-auteur Raphaël-James Lebel qui de suite a vu de suite le potentiel d’un tel jeu. Raphaël-James, mathématicien, l’a porté à un tel niveau après des mois de recherche, que l’équilibre entre la défense et l’attaque est parfait. Je lui porte toute mon admiration et lui exprime ma reconnaissance.

Je remercie mon fils François-Mathieu, étudiant en architecture, qui a dessiné la boîte Biyi, avec un souci d’harmonie dans les lignes et les dimensions. François-Mathieu a trouvé la légèreté et le côté escamotable que nous recherchions. Il la voit comme une boîte à secrets, comme si la tenir en main était un privilège.

Je remercie Dali Wu, pour son talent et l’énergie investie en recherche et dans l’exécution de son trait. Dali est une artiste totale qui, de par son exigence, atteint profondeurs impensables. Par une mise en place originale des motifs, un choix de couleurs explosives et l'usage de la transparence, elle tente un pari graphique au-delà de nos espérances.

Je remercie ma femme Natalia, qui accompagne le projet depuis mes premières trouvailles. Elle a su croire en quelque chose, immédiatement. Elle a su prendre des décisions, des choix dans tous les aspects du jeu, des règles, de la boîte et de la légende. En un mot, avec elle, Biyi vole haut dans le ciel et pour longtemps.

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